Billet d'humeur

Dimanche 26 octobre 2008

Il y a des jours ou…


La sonnerie du réveil comme un cri tonitruant à portée d’oreille, vient m’arracher sans ménagement à la douceur d’un rêve sucré au goût de miel.

Le point rageur déjà…je me retourne pour ne plus entendre par n’importe quel moyen cette provocation sonore, la lampe de chevet s’écroule, foudroyée… et cette alarme toujours aussi appliquée à me dire « qu’il est l’heure… » …seconde tentative… le réveil glisse par terre, explose en plein vol, se tait enfin.. et comme une dernière provocation, les piles viennent rouler dans un élan commun, sous le lit tout au fond de l’inattrapable…

Là…déjà, j’entrevoie les prémices d’un jour compliqué…

Debout depuis 5’, avec l’impression terrifiante, que non seulement mon capital énergie a oublié de se recharger pendant la nuit, mais que malheureusement celui de mon agressivité a déjà les voyants en zone rouge…

Heureusement ce matin, je suis seul, face à mon petit déjeuner comme un ami bienveillant, il y avait bien le coup de la biscotte qui me craque dans les doigts pour venir, se répandre côté beurre sur le carrelage tout propre de la veille…mais ça allait passer…

Et bien non…une savonnette qui s’évertue à nettoyer beaucoup plus le fond de la baignoire que ma trogne mal réveillée, une lame de rasoir pour me vampiriser le cou…je viens de comprendre…rien ne sera facile aujourd’hui.

 

Il y des jours comme ça…


Je me glisse alors dans le doux confort de mon bolide préféré, afin d’aller assumer ma charge (le mot n’est pas faible…) quotidienne de labeur…

Et hop, j’embraie, et un, et deux , et trois et….surtout le zéro que je deviens, quand un bras d’honneur et un majeur au ciel plus loin, je me transforme en ce « mono-neurone » de base que l’on trouve fréquemment dans les tribunes vomissant de mal être et de haine, des stades aux odeurs frelatés d’arène de cirque…

J’ai que des ennemis dans mon rétroviseur, j’appuie sur la gâchette accélérateur…qué malor…

Mais comment un tas de tôle basique peut-il modifier le comportement du pingouin moyen que je suis…ni bon, ni plus mauvais qu’un autre…et si j’étais le seul….

Bien sur dans ces matins là…la nuit tarde à se lever…bien sur, il pleut…l’autoroute du soleil …soit disant… mais il doit faire grève… pendant que déblatère une voix nasillarde annonçant que le signe du cancer, devra profiter de sa lune en saturne et de la protection de Cupidon…les infos…toujours pareilles avec son lot déversé de catastrophes en tous genres, son CAC 40 dépressif, ses financiers ruinés que l’on croise pourtant encore et toujours dans la baie de St Tropez, sur le ponton de leur yacht…on finirait presque par s’y habituer…presque…

 

Il y a des jours comme ça et pourtant…


Bolide déposé, garé, je redeviens humain…pour huit heures de dialogue avec mon écran préféré, malheureusement l’outil informatique à déceler le « mec stressé pas bien dans son cartable… » et ne lui offre pas l’accès, « mot de passe invalide…réessayer », « encore »… « attention il ne vous reste plus qu’une fois »… et bing…appeler le service informatique, et bang se faire incendier…putain de journée…

Même pas le midi pour décompresser, la bande de joyeux lurons habituels s’est volatilisée…je me retrouve seul enfin presque… me voilà branché à un de ces cadres tout frais pondu, insupportable, qui conjugue « vivre » avec rentabilité, mondialisation, optimisation des performances, j’avais tellement envie, de poésie…de nature…d’évasion…de contempler l’infini beauté des choses…dessine moi un mouton…

 

Il y a des jours comme ça et pourtant ce soir…j’ai rendez-vous avec elles…


Je retourne au combat…la tête truffé d’un discours formaté, insipide, tellement éloigné de mes envies…sonné, un peu comme le boxeur piqué au foie, dans les cordes, attendant la fin du round et de ses souffrances.

Comme dirait une chanteuse à couettes des années 60, dans ces moments là, l’heure de la sortie c’est le meilleur moment de la journée…

Je me traîne à nouveau dans mon bolide fendant l’air…elle ne dépasse pas pas le 80 ma traction… vu que d’entrée je m’empale sur le bouchon de trop…pas le petit…sympathique…le fluide…mais plutôt le maousse costaud, digne de sonner l’éveil d’un Bison Futé…à trop pousser le bouchon…

Enfin le retour « at home » …vidé, l’énergie dans les chaussettes…mais pourtant… je sais qu’elles sont là…elles m’attendent…je les désire tellement…

Je n’ai pu les chasser de ma boîte à neurones durant toute la journée…elles étaient ma bulle d’air … mon cordon … mon espoir d’un mieux être…

Fébrilement, sans réfléchir, laissant parler mon instinct je me déshabille…pour m’offrir ma tenue de lumière et venir me glisser en elles…mes Adidas Boston…belles, rouges, flamboyantes…

Elles sont là à mes pieds, rutilantes d’envie d’en découdre…de m’offrir un autre monde…tellement plus doux… tellement plus beau … tellement plus humain…

Et une, et deux et trois foulées…la magie va-t-elle encore une fois opérer?

Bien sur les premiers mètres pour me rappeler tous les muscles de mon corps…mais tout juste un peu plus loin l’alchimie se met en place pour transformer ma « sale fatigue » en un état bien différent et tellement plus agréable.

Bien sur il fait nuit et il pleut, comme ce matin…mais la pluie glisse sur mon visage comme une caresse, la lune pleine, belle, m’offre l’éclat de sa lumière…c’est l’heure ou l’on tutoie les nuages ou l’on file vers d’autres paysages… profites de l’instant il ne durera pas toujours …comme l’écrit l’arlequin des mots au grand corps malade, mais à la poésie si subtile.

Je déroule ma partition au gré de l’asphalte…une à une les barrières qui m’empêchaient de tendre la main, de m’ouvrir vers demain, tombent…je n’ai plus d’ennemis dans mon rétroviseur…un bus freine pour m’offrir le passage, j’irai presque embrasser le chauffeur…

Il suffit de tellement peu de chose parfois, d’une once de tolérance, d’un sourire, pour que tout devienne plus simple…

Je veux redécouvrir ce que je ne pouvais plus voir…

Au gré d’une poignée de minutes plus tard, je me laisse envahir par la douceur voluptueuse d’endomorphine, ma compagne préférée, je ne cours plus, je vole… bien sur, elle n’est pas toujours au rendez-vous mais ce soir, elle est là… je la savoure… encore et encore… les quelques secondes qui échappent à l’espace temps…plus de chrono…plus rien…juste être bien.

Je ne résiste pas au plaisir de donner à mon corps l’occasion de me prouver combien il est vivant, et quelle chance j’ai de pouvoir dévorer cette cote avec autant d’appétit…et d’envie.

C’est le cœur affolé, au bord des lèvres que j’avale le sommet…pour recevoir, tout en haut, le plus beau des cadeaux…le sourire complice d’une délicieuse amazone de ma tribu des dévoreurs de bitume, moulée au plus près dans son Lycra de déesse…perdue comme moi, au milieu de la nuit…instant furtif, mais ô combien agréable…

J’emporte son sourire dans mes quelques foulées à venir…

Je m’offre une dernière fois les lumières de la ville, paisible, serein… l’alchimie a encore une fois fonctionné…

La lune m’accompagne au bout de mon chemin pleine, belle…

Mon refuge me tend les bras, je me love délicatement au fond de mon nid de coton, à la poursuite de mes rêves sucrés au goût de miel…

 

Il y a des jours comme ça…ou rien n’est perdu d’avance !
Par Birdy
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Dimanche 29 juillet 2007
06/10/2006
 
Il m'a fallut quelques clics, pour atterrir sur un de nos forums "maison" concernant "la course à... "l'armement technologique pacifique"..., me retrouver comme la plupart du temps en bonne compagnie, avec de l'intelligence dans l'échange, de la diversité dans les propos, donc de la richesse, mais ne pas partager l'essence même du sujet et alimenter ma plume d'une encre contestataire...
 
Donc plutôt que de polluer leur espace et de me répandre en un flot de mots déplacés à cet endroit, comme dirait certain...hors sujet !
J'use et abuse du "billet d'humeur", espace de liberté, pour leur dire...
Même si vous n'avez pas tout à fait tort...vous n'avez sans doute pas complètement raison....(je sais elle est facile !)
 
A dire vrai...moi ça me hérisse le poil, cette course à "l'armement technologique" abusive, qui touche plus souvent au caprice qu'à l'utilitaire, ou peut-être à la peur de ne pas suivre le train en marche, encore faut-il prendre le bon wagon...
 
Un grand OUI bien sur à tout ce qui améliore "concrètement" au quotidien nos pratiques, sportives, ou autres.
 
C'est vrai que...la technicité (longuement développée par nos publicitaires...) et l'esthétisme pointue de nos "chaussons" de coureurs...ne laissent pas indifférents, le prix non plus...
 
C'est vrai...qu'un cardio actuel n'a plus rien à voir avec l'artillerie lourde et la fiabilité discutable des premiers modèles sur le marché...
 
C'est vrai...que « si » l'on est capable de les « interpréter » ( et non pas "seulement" de trouver cela épatant...), il est probablement très utile d'enregistrer ses données d'entraînement et de les sortir sur pc, pour en traduire les courbes, en déchiffrer la synthèse, mais combien savent l'exploiter réellement?
 
C'est vrai ... que l'effet de mode touche aussi la cap, et qu'il est bien souvent de bon ton d'avoir le dernier gadget sorti, un peu comme le gamin n’ayant pas "déjà" au fond de son cartable... sa PSP et se sentant "exclu" de "la tendance"...
 
Certains, en cette période de grande braderie politique, diraient « votez utile », moi je dirai beaucoup plus modestement « achetez utile »…
Quand je vois mes amis cyclos (j’adore le vélo et je le pratique) passer plus de temps à s’extasier devant la dernière petite merveille technologique dont ils ont équipé leur « monture », plutôt que de faire chauffer le grand plateau et de s’offrir la découverte d’un petit matin automnal…ça me désole.
Bien sur, l’un n’empêche pas l’autre, mais quelque chose me dit….
 
Bien sur aussi…. je suis un inconsolable rêveur, peut-être beaucoup plus à la recherche de ces quelques secondes du poète qui échappe à l ‘espace temps, qu’à la rigueur pointue et complexe des défis technologiques.
 
Bien sur aussi…ce matin, le premier pied à avoir touché le sol était le gauche, et dehors il fait gris, suffisant pour alimenter l’envie de « dire différent »…
Mais si je cours c’est aussi pour vivre autrement, me déconnecter « des figures imposées » du quotidien, et comme slamerait l’homme qui courait dans sa tête…je suis à la recherche du « moment ou l’on passe de l’autre côté du paysage, on sympathise avec le vent, on tutoie les nuages, profite de cet instant il ne durera pas toujours… », alors…la dernière petite merveille technologique, elle attendra de longs mois avant de passer par moi…est-ce si grave en soit !
Par Birdy
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Dimanche 29 juillet 2007
02/03/2006
  
Même si...l'important est de ne jamais désespérer...
 
Faut dire...que l'année 2006 n'avait pas vraiment très bien commencé…
 
Faut dire...qu'après 28 ans de bons (tout du moins pas mauvais...) et loyaux services (si, si...), il est quelque peu irritant de se faire couper la tête, si possible sans faire trop de bruits, afin de ne pas affoler les rescapés.
 
Faut dire...que si je n'ai jamais su vraiment interpréter les fluctuations ultra-sensibles de la bourse de Paris, j'ai pu appendre à mes dépends, qu'une action en baisse pouvait mettre 200 personnes sur le carreau sans aucun état d'âme...
 
Faut dire...vraiment, que même le plus doux des agneaux, finit à la longue par s'irriter de telles pratiques...et finirait par enfiler le costume du révolutionnaire aigri, voir plus si affinités...
 
Faut dire, monsieur...que chez ces gens là...
 
Mais la course à pieds dans tout ça...bien plus qu'une simple passion, n'est-elle pas un formidable exutoire, un tremplin pour franchir l'obstacle.
Plus qu'un anti-dépresseur...un "km" à avaler... à volonté, telle la médecine "douce" de nos maux.
Par Birdy
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Dimanche 29 juillet 2007

Jeux Olympiques d'hiver à Turin - 27/02/2006
 
A l'heure où la flamme, symbole des jeux, a vacillé une dernière fois, avant de s'éteindre pour quatre ans.
 
Je m'adresse aux dieux de l'Olympe, s'ils existent encore...et leur dédie une prière...tricolore.
 
Encore et encore...
Donnez nous ce bonheur rayonnant, simple, tellement beau, d'un Defrasne s'offrant le "boss norvégien" du biathlon, avec tellement d'humilité...ouvrant la voie à Florence la discrète.
 
Offrez nous la force tranquille, le naturel délicieux, d'un Dénériaz plus vrai que nature, renvoyant les Autrichiens et Marielle...à leurs chères études !
 
Accordez nous encore et encore...la magie des relais, aux couleurs de bronze arrachées, à ce filou de Roddy que personne n'attendait, au hold-up presque parfait d'un Chenal métamorphosé, et à tous les autres que je n'ai pas cité...
 
Laissez nous l'émotion puérile d'une larme versée, devant tant de déceptions surmontées, le nez dans la neige, ligne passée...podium envolé, merci Mr Vitoz, Mr Poirée et respect.
 
Epargnez nous aussi pour l'Olympiade à venir, les dégoulinantes élucubrations, de l'insupportable Monsieur propre, aux superlatifs frelatés, j'ai nommé ce très cher Nelson...tellement plus sensible à la passion éclairée d'un Knaff-Alphand !
 
Et pour terminer...pardonnez moi ce fond de naïveté, d'un sport dont on ne croit plus trop à sa virginité...mais laisser moi encore rêver et me laisser encore dévorer par une passion sans cesse renouvelée !
Par Birdy
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Samedi 28 juillet 2007


14/11/2005

Et si la course à pieds n’était qu’une thérapie…
 
Peut-être une fuite en avant, mais surtout le formidable médicament de nos maux contrariés, de nos sensibilités toujours agressées, de nos rêves envolés, de notre trop plein de non-dit...
 
Une bulle d'air offerte, dans un monde asphyxié de sa marche en avant, de sa constante sollicitation à déclencher ce que l'homme a de pire, de ce don perpétuel à créer lui-même l'outil de son propre naufrage.
 
A l'heure ou notre bonne vieille "boîte à images" dans son long travail de sape plutôt que d'informations, nous offre notre dose quotidienne de tout ce qui va de travers... (bah oui...pourquoi parler de ce qui fonctionne !!).
 
A l'heure ou une partie agissante de nos banlieues malades dégueulent chaudement l'incapacité de nos têtes pensantes... à nous laisser l'espoir plutôt que la haine.
 
A l'heure ou les caprices du CAC40 sont tellement plus importants que les milliers de gens qui crèvent de notre indifférence.
 
A l'heure ou....tellement de choses poussent à se révolter, ou l'inacceptable devient banalité, je coupe le flux des ces ondes perfides...m'offre un écran noir, au gré d'une once de lâcheté et....chausse mes baskets pour m'en aller guérir de si peu d'humanité.
Par Birdy
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Mercredi 4 juillet 2007

  Images-1.jpg
Combien de temps....nous faudra-t-il encore... pour définitivement ne plus renouveller les mêmes erreurs ?...avant qu'il ne soit trop tard !
Par Birdy
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