Dimanche 28 février 2010 7 28 /02 /Fév /2010 19:09

                                            

C'était décidé… il était grand temps …

Redevenir un coureur…modeste certes...

Mais coureur quand même…

Essayer de décrocher…

Oublier la festive bulle champenoise, les épicuriens châteaux médocains, le gros nez rouge et les paillettes…oser à nouveau accrocher un dossard pour de vrai, sur la plus belle des distances, la plus terrible aussi parfois…

La tâche s'annonçait ardue… pas désespérée mais ardue… la motivation était là… pas très loin…

Avec Mouss’ pour capitaine d'une belle bande de pirates Fresnois, j’allais réapprendre à décliner la piste sous toutes ses gammes, du 400 agonisant aux séries de 3000 d’un autre âge…

Pour se rappeler combien cette discipline pouvait s'avérer sans pitié pour les dilettants, les élèves dissipés, pas toujours assidus… un peu trop amateur…de tout ce qui est bon…

Tout semblait pourtant laisser l'espoir d'une vraie belle course à venir, avec des vraies belles jambes… même les vacances estivales ne viendraient pas tiédir cet enthousiasme.

Au gré des pourcentages Alpins, sous un soleil enfin généreux, il existait comme une touche de plaisir à sentir doucement mes jambes redevenir celle d'un coureur…un vrai… mon cœur faire face sans trop de débordement aux pourcentages proposés, et mes tendons capricieux si souvent, être pour une fois discrets…

La rentrée de Septembre empreinte du plaisir de retrouver le gang des Niçois, avec la guibole renaissante.

Revoguer dans ce chouette navire Fresnois, bercé par les vagues de bonne humeur ambiantes, de franche complicité et quelques gouttes de sueur…

Et bing…patatra…les cyclistes vous diront qu'une dent de trop peut-être terrible…mais une dent contre vous c'est tout aussi insupportable et idéal pour vous pourrir votre future envie d'en découdre avec les 42195m à venir…

Quelques multiples rendez-vous chez la chef canine et cure d'antibios plus tard…impossible d'échapper aux mains du boucher des dents…et adieu espoir de festival sur Cannes.

Il n'était pourtant pas question d'abandonner les troupes si près de l'échéance…remis à plus tard le défi à la trotteuse… restait encore le plaisir de boucler, réactualiser mon statut de marathonien, partager l'aventure…

Du moins je le pensais…mais le marathon, épreuve de vérité par excellence…ne pardonne rien …. intolérant qu'il est !  L'heure avait sonné de traîner ses savates du côté de chez Brice…. savoir enfin "si ça allait farter…" découvrir notre "Univers"…

Pas besoin d'attendre bien longtemps pour aligner nos fréquences, trouver nos marques, être tout simplement "bien ensemble", malgré l'échéance… et quelques sourires anxieux… de savoir ce que sera demain…                                                                                                            

Notre grand Schrek à nous ravageait déjà le village marathon à grand coup de soja, d'énormes boutades et d'un flot de bonne humeur contagieuse…un vrai remède à la morosité !

Le précieux sésame en main,  la tension montait d'un cran… Nice devenait humide … du vent était annoncé … la nuit serait-elle sereine pour tout le monde ? … enfin bon… sur le clan Fresnois, la météo restait au beau fixe !

Anticipant un temps soit peu la récupération… de futiles bières aux vertus incertaines ... remplaçaient avantageusement la camomille du soir…et quelques tours d'horloge plus tard, les yeux embués d'un sommeil traversé de trop d'incertitudes, il était grand temps de s'extraire du cocon et d'enfiler la tenue du guerrier à l'assaut de marathon…

Premier coup d'œil ...pour le ciel …gris mais sans menace excessive… le vent …bonne nouvelle, il avait sans doute oublié de se lever… et c'est tous ensemble…chacun dans notre bulle…que l'on se hâte lentement...de rejoindre la banderole…

Quelques foulées d'échauffement sans importance…je croise Laurent…clin d'œil…tape dans la main…on fait partie de la même famille, il a simplement des chaussures qui courent plus vite que moi…

L'entrée dans le sas…là…c'est terminé…on ne peut plus reculé...on y est…Armelle, les Pascaux,

notre grand Schrek … se rassurer dans le regard de l'autre … 5,  4, 3, 2, 1, 0 l'histoire peut

s'écrire…pourvu qu'elle soit belle !

Pas une hésitation, d'entrée je me cale sur une carburation "diesel"…. plus l'âge de rêver béatement de miracle après une préparation en dents de scie …

5 kilos pour voir…assouplir sa foulée...trouver la bonne fréquence et tutoyer l'aéroport pour prendre son envol…

Une allure confortable…lente dirons certains…enfin bon avec l’avantage de pouvoir profiter du paysage et pour un peu de se prendre pour l’éternel estivant faisant du pédalo sur la vague en rêvant…

Tout le temps de prendre confiance…de savourer cette atmosphère particulière rôdant au creux des pelotons…

C’est encore une latitude ou l’humour et les bavardages sont de mises… on plaisante, on taquine, parfois on bluffe un peu… mais parfois aussi …on commence à avoir le sourire forcé aux incontournables « on n’est pas fatigué !! » et ça…ce n’est pas très bon signe…

Un œil sur la boîte à chiffres, rapide état des lieux… la fourchette prévue était large, presqu'autant que mon appétit de bien faire…

Je me risque à une foulée moins frileuse, histoire de devenir moins "promeneur"…plus "coureur"… et puis quelque part l'idée de bientôt mettre en place le scénario "espéré", du... "Retour de nulle part..." avec ma pomme dans le rôle principal et la palme sur les marches du palais…espéré ou rêvé, l'avenir me le dira…

Les kms défilent sans apparemment laisser de traces…même si un marathonien averti sait trop bien qu'il est plutôt rare de caler dés le hors d'œuvre…mais…..qu'il ne faut en aucun cas présumer de son appétit sous peine d'indigestion kilométrique… au moment du dessert…

Rapide communication "tête-jambe"…l'échange est cordial… pacifique….rester concentré, ne pas trop laisser l'émotion vous gagnez devant l'infini beauté des courbes féminines environnantes… et de manière plus général… du paysage méditerranéen.

En "élève à peu près appliqué" ou plutôt dans la peau de celui qu'a déjà pris des claques et qui se méfie, j'avais consulté non sans méfiance, le profil de ce marathon soit disant plutôt plat….donc je savais…j'avais prévu…qu'Antibes serait un cap….

Et même si Antibes n'est pas l'Alpe… le moindre pont de chemin de fer peut paraître bien contrariant lorsque s'approche les zones de turbulence du marathonien…

Raccourcir la foulée, tirer sur les  bras, s'incliner vers la pente…. c'est marquer dans toutes les bonnes bibles de cap… c'est pas bien compliqué quand même …et pourtant….. même en privilégiant le passage en douceur sans affoler le palpitant…quelque chose me dit que le scénario dérape…non seulement je ne reviens sur personne… même pas le plaisir de découvrir à l'horizon un maillot "ami"… Pire encore, je commence à me trouver des excuses… prépa contrariée…pas eut le temps de… pas assez…trop…. et pourtant la pente s'est inversée, je déroule... essaie de faire le vide…me rassurer... de me persuader que c’est juste un coup de moins bien…Cannes est là…au loin qui me tend les bras…

Mais loin c'est parfois le bout du monde…le réservoir n'est pas encore vide mais déjà je sais que je bascule du "retour de nulle part" vers "la petite mort annoncée…" je ne savoure plus mais plus du tout…je subis…. je ne contrôle plus rien…je survis…je pourrai à cet instant être dans le plus bel endroit du monde, si vous saviez ce que je peux m'en foutre ….vu que mon horizon s'est réduit aux bouts de mes chaussures…et ma foulée, qui n'en est plus une…je m'accroche…  le 30ème pour retrouver mon pote le Normand (mais non pas Gérard….Marcel si vous préférez…) en train de sympathiser avec la marée chaussée…

On devait se savourer 12 bornes de plaisir, partager un final marathon, une belle tranche de vie... j'allais lui offrir mon chemin de croix…

Combien il lui fallut d'intelligente compréhension pour me faire croire que finalement je n'étais pas autant plus mal que "quand j'étais pire…" que le second souffle n'était pas un mirage… que finalement je risquais de rentrer avant la nuit…

Combien il lui fallut de complicité pour comprendre très rapidement que les mots ne seraient plus utiles… pendant que je me faisais submerger par des vagues de "moins fatigués"… et qu’il allait avoir le temps, tout le temps d’admirer le paysage…

Main fébrile dans la poche arrière, anticipé le ravito…en se disant que vu le prix déboursé pour m’acheter ces gels « énergétiquomagiques », ils ne pouvaient que me sauver d’un vilain pas….

m’éviter de basculer définitivement sur ces lipides de malheur…qui vous transforment en grabataires agonisants….

Bien sur que je connaissais l’énormité du mensonge publicitaire… mais il est des heures ou l’on croirait même encore au père Noël…

Plus rien autour de moi ne compte…ne pas marcher…courir encore et encore même si ça ne ressemble plus vraiment à une foulée… les jambes qui se durcissent…

Quelques secondes pour oublier la souffrance en doublant l’ami Rolland un d’chez nous, lâchement agressé par une armée de toxines à l’assaut de ses jambes…

Un mot d’encouragement…banal bien sur, mais simplement une marque de respect d’un courageux de la même famille…surtout pas un adversaire…

Cannes est là tout près…mais trop loin…je ne peux qu’espérer la prochaine borne kilométrique …un de plus et on recommence…. 800m, 500m, 200m…la suivante…plus que 3 !

Quelque part j’ai honte de cette foulée qui n’en est pas une, mais beaucoup plus important au fond de moi je suis fier de savoir que pour la 13ème fois j’aurai repoussé ces douleurs morales et physiques que ne peut éviter à un moment ou à un autre le marathonien…et qui font qu’appartenir à cette famille est une vraie fierté !

Alors que je m’achemine lentement, terriblement lentement …vers la flamme rouge…les encouragements de Jacques, d’Olivier partageant mes dernières foulées, je me fais désintégrer par l’ami Christophe revenu du diable vauvert… une foulée epoesque que même Usain Bolt lui envierait…ou va-t-il chercher cette énergie…il m’enrhume avec un guttural « allez les gars »…

Je ne lui en veux pas…il a l’air tellement heureux et motivé à aller chercher son everest du jour…

500m encore… la banderole là juste au fond…le public de chaque côté de la route…j’accélère, je n’en peux plus, mais j’accélère…comme un sursaut d’orgueil…100m…Alleeeeezzzzzzz !!!….GO, GO !!!…50m…TOP….FINISHER !…

Je me permets enfin de marcher…mes jambes ne sont plus que lamentations… Olivier m’offre la tape de l’amitié et délicatement tourne la tête pour ne pas remarquer… les quelques secondes ou mes lacrymales s’offrent quelque humidité… d’avoir été au bout de moi même.

Quelques bouchons plus loin…probablement dus à l’afflux de public… pour saluer « les artistes »… je me régénère très vite devant les sourires radieux de mes « frères de sueur » au blouson bleu…les Fresnois…

Cannes pour eux sera couronné…pas pour moi…mais l’important est beaucoup plus dans cette chaude amitié qui me fait déjà oublié….. et me projeté vers un prochain festival!

Par Birdy - Publié dans : Billet d'humeur
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Vendredi 18 décembre 2009 5 18 /12 /Déc /2009 18:44

 

 « ….Tintamarre de klaxons, rumeurs de la foule, une escorte de motards, pour nous offrir la route…les flashs des photographes pour capturer l’instant…

 

Quatre ans…quatre ans de doute, d’espoir, de souffrances pour vivre cet instant, caresser ce rêve d’Olympe, plus qu’un jeu, vaincre Marathon…

 

Je les sens, je les devine, ils sont là derrière moi…le souffle rauque de leur souffrance comme un message d’espoir de ma possible victoire.

Plus rien ne compte que ce mirage encore loin, ce Stade de France ou rôde mon destin….

Sur la gauche, une foulée longue venue de nulle part … majestueuse, Africaine, attaque avec violence, une longueur, puis deux…5 mètres…ne rien lâcher, souffrir, souffrir encore…mais tenir…

 

Bleu, Blanc, Rouge le maillot que je porte …sur mes terres, comment pourrais-je ne pas entendre, ce flot d’encouragements qui me porte…ces cris, ces mains tendus, ces drapeaux qui flottent au vent de mon espoir…

Une vague humaine s’ouvrant sur mon passage, scandant mon nom, tel un message…

Et pourtant l’homme des hauts plateaux, là juste devant, si près et à la fois si loin…briseur de rêve…

 

Le cœur en feu, la souffrance d’une foulée qui ne devient que douleur… ne pas se laisser submerger par les images qui traversent ma pensée, l’émotion… puis la douleur toujours…encore… mais différente, anesthésiante…plus assez de lucidité, tel un automate je cours…

 

Plus rien autour de moi n’existe ….et pourtant imperceptiblement il ne s’échappe plus…sa belle foulée brutalement se désunit… un fol espoir me submerge… l’aigle Africain suspend son vol, ses ailes doucement se replient…il retouche terre, redevient tellement humain, foudroyé d’avoir trop donné…le dernier kilomètre et cette foule qui comprend…

 

Plus il souffre, plus son corps l’abandonne, plus il titube, et plus je revis…un état second d’euphorie, des forces que je croyais depuis longtemps envolées pour me porter, le rejoindre, le dépasser, sans un regard,  ivre des rumeurs du stade qui s’ouvre à moi…mon stade…

 

L'entrée du tunnel, là…devant moi…il ne reviendra plus... je ne foule plus le bitume, je tutoie le ciel.

La douleur ne s'est  pas enfuie, elle s'est transformée, alchimie sans nom au goût d'euphorie

Et cette rumeur qui gronde…roule, m'accompagne, s'amplifie, plus je m'approche du halo de lumière qui me sépare de la piste, moins je m'appartiens... Dans une explosion de vie, je bascule dans une ferveur sans nom, pas de mots pour le décrire, l’émotion à vif amplifiée par la fatigue…

 

Dernier virage…épuisé, heureux…, le stade m'offre un artifice de drapeaux, de couleurs , de cris…80m….les frissons qui parcourent mon corps…les larmes qui coulent comme un flot de bonheur incontrôlé…50m...je vais être champion !...

 

Et puis…et puis……trois sonneries, violentes, régulières, répétitives…viennent m'arracher à la nuit, me chasser de mon nuage, me projeter sans ménagement dans un monde beaucoup plus quotidien... tellement moins Olympique…

 

Bien sur….le doute subsiste une fraction de seconde...mes neurones encore embués d'une éclipse nocturne intense… ne savent plus bien décliné le vrai du faux…

Mais rapidement quelques courbatures grinçantes d'un lendemain de fractionné époesque….me ramènent à la raison, ma condition de laborieux fantassin du bitume me rattrape… inéluctablement…je ne serai jamais  champion….j’écrase mon poing rageur sur cette sonnerie inhumaine…il est 5h55’…le jour se lève… I HAVE A DREAM….

 

Par Birdy - Publié dans : Billet d'humeur
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Dimanche 26 octobre 2008 7 26 /10 /Oct /2008 17:12

Il y a des jours ou…


La sonnerie du réveil comme un cri tonitruant à portée d’oreille, vient m’arracher sans ménagement à la douceur d’un rêve sucré au goût de miel.

Le point rageur déjà…je me retourne pour ne plus entendre par n’importe quel moyen cette provocation sonore, la lampe de chevet s’écroule, foudroyée… et cette alarme toujours aussi appliquée à me dire « qu’il est l’heure… » …seconde tentative… le réveil glisse par terre, explose en plein vol, se tait enfin.. et comme une dernière provocation, les piles viennent rouler dans un élan commun, sous le lit tout au fond de l’inattrapable…

Là…déjà, j’entrevoie les prémices d’un jour compliqué…

Debout depuis 5’, avec l’impression terrifiante, que non seulement mon capital énergie a oublié de se recharger pendant la nuit, mais que malheureusement celui de mon agressivité a déjà les voyants en zone rouge…

Heureusement ce matin, je suis seul, face à mon petit déjeuner comme un ami bienveillant, il y avait bien le coup de la biscotte qui me craque dans les doigts pour venir, se répandre côté beurre sur le carrelage tout propre de la veille…mais ça allait passer…

Et bien non…une savonnette qui s’évertue à nettoyer beaucoup plus le fond de la baignoire que ma trogne mal réveillée, une lame de rasoir pour me vampiriser le cou…je viens de comprendre…rien ne sera facile aujourd’hui.

 

Il y des jours comme ça…


Je me glisse alors dans le doux confort de mon bolide préféré, afin d’aller assumer ma charge (le mot n’est pas faible…) quotidienne de labeur…

Et hop, j’embraie, et un, et deux , et trois et….surtout le zéro que je deviens, quand un bras d’honneur et un majeur au ciel plus loin, je me transforme en ce « mono-neurone » de base que l’on trouve fréquemment dans les tribunes vomissant de mal être et de haine, des stades aux odeurs frelatés d’arène de cirque…

J’ai que des ennemis dans mon rétroviseur, j’appuie sur la gâchette accélérateur…qué malor…

Mais comment un tas de tôle basique peut-il modifier le comportement du pingouin moyen que je suis…ni bon, ni plus mauvais qu’un autre…et si j’étais le seul….

Bien sur dans ces matins là…la nuit tarde à se lever…bien sur, il pleut…l’autoroute du soleil …soit disant… mais il doit faire grève… pendant que déblatère une voix nasillarde annonçant que le signe du cancer, devra profiter de sa lune en saturne et de la protection de Cupidon…les infos…toujours pareilles avec son lot déversé de catastrophes en tous genres, son CAC 40 dépressif, ses financiers ruinés que l’on croise pourtant encore et toujours dans la baie de St Tropez, sur le ponton de leur yacht…on finirait presque par s’y habituer…presque…

 

Il y a des jours comme ça et pourtant…


Bolide déposé, garé, je redeviens humain…pour huit heures de dialogue avec mon écran préféré, malheureusement l’outil informatique à déceler le « mec stressé pas bien dans son cartable… » et ne lui offre pas l’accès, « mot de passe invalide…réessayer », « encore »… « attention il ne vous reste plus qu’une fois »… et bing…appeler le service informatique, et bang se faire incendier…putain de journée…

Même pas le midi pour décompresser, la bande de joyeux lurons habituels s’est volatilisée…je me retrouve seul enfin presque… me voilà branché à un de ces cadres tout frais pondu, insupportable, qui conjugue « vivre » avec rentabilité, mondialisation, optimisation des performances, j’avais tellement envie, de poésie…de nature…d’évasion…de contempler l’infini beauté des choses…dessine moi un mouton…

 

Il y a des jours comme ça et pourtant ce soir…j’ai rendez-vous avec elles…


Je retourne au combat…la tête truffé d’un discours formaté, insipide, tellement éloigné de mes envies…sonné, un peu comme le boxeur piqué au foie, dans les cordes, attendant la fin du round et de ses souffrances.

Comme dirait une chanteuse à couettes des années 60, dans ces moments là, l’heure de la sortie c’est le meilleur moment de la journée…

Je me traîne à nouveau dans mon bolide fendant l’air…elle ne dépasse pas pas le 80 ma traction… vu que d’entrée je m’empale sur le bouchon de trop…pas le petit…sympathique…le fluide…mais plutôt le maousse costaud, digne de sonner l’éveil d’un Bison Futé…à trop pousser le bouchon…

Enfin le retour « at home » …vidé, l’énergie dans les chaussettes…mais pourtant… je sais qu’elles sont là…elles m’attendent…je les désire tellement…

Je n’ai pu les chasser de ma boîte à neurones durant toute la journée…elles étaient ma bulle d’air … mon cordon … mon espoir d’un mieux être…

Fébrilement, sans réfléchir, laissant parler mon instinct je me déshabille…pour m’offrir ma tenue de lumière et venir me glisser en elles…mes Adidas Boston…belles, rouges, flamboyantes…

Elles sont là à mes pieds, rutilantes d’envie d’en découdre…de m’offrir un autre monde…tellement plus doux… tellement plus beau … tellement plus humain…

Et une, et deux et trois foulées…la magie va-t-elle encore une fois opérer?

Bien sur les premiers mètres pour me rappeler tous les muscles de mon corps…mais tout juste un peu plus loin l’alchimie se met en place pour transformer ma « sale fatigue » en un état bien différent et tellement plus agréable.

Bien sur il fait nuit et il pleut, comme ce matin…mais la pluie glisse sur mon visage comme une caresse, la lune pleine, belle, m’offre l’éclat de sa lumière…c’est l’heure ou l’on tutoie les nuages ou l’on file vers d’autres paysages… profites de l’instant il ne durera pas toujours …comme l’écrit l’arlequin des mots au grand corps malade, mais à la poésie si subtile.

Je déroule ma partition au gré de l’asphalte…une à une les barrières qui m’empêchaient de tendre la main, de m’ouvrir vers demain, tombent…je n’ai plus d’ennemis dans mon rétroviseur…un bus freine pour m’offrir le passage, j’irai presque embrasser le chauffeur…

Il suffit de tellement peu de chose parfois, d’une once de tolérance, d’un sourire, pour que tout devienne plus simple…

Je veux redécouvrir ce que je ne pouvais plus voir…

Au gré d’une poignée de minutes plus tard, je me laisse envahir par la douceur voluptueuse d’endomorphine, ma compagne préférée, je ne cours plus, je vole… bien sur, elle n’est pas toujours au rendez-vous mais ce soir, elle est là… je la savoure… encore et encore… les quelques secondes qui échappent à l’espace temps…plus de chrono…plus rien…juste être bien.

Je ne résiste pas au plaisir de donner à mon corps l’occasion de me prouver combien il est vivant, et quelle chance j’ai de pouvoir dévorer cette cote avec autant d’appétit…et d’envie.

C’est le cœur affolé, au bord des lèvres que j’avale le sommet…pour recevoir, tout en haut, le plus beau des cadeaux…le sourire complice d’une délicieuse amazone de ma tribu des dévoreurs de bitume, moulée au plus près dans son Lycra de déesse…perdue comme moi, au milieu de la nuit…instant furtif, mais ô combien agréable…

J’emporte son sourire dans mes quelques foulées à venir…

Je m’offre une dernière fois les lumières de la ville, paisible, serein… l’alchimie a encore une fois fonctionné…

La lune m’accompagne au bout de mon chemin pleine, belle…

Mon refuge me tend les bras, je me love délicatement au fond de mon nid de coton, à la poursuite de mes rêves sucrés au goût de miel…

 

Il y a des jours comme ça…ou rien n’est perdu d’avance !
Par Birdy - Publié dans : Billet d'humeur
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Vendredi 2 novembre 2007 5 02 /11 /Nov /2007 22:14
Pens--es2.jpg
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Vendredi 2 novembre 2007 5 02 /11 /Nov /2007 22:07
Proverbes-chinois1.jpg
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Vendredi 2 novembre 2007 5 02 /11 /Nov /2007 21:43
Coquelicot.jpg
« Mon vieux disait que le bonheur n’existait pas, qu’il n’y avait que des instants de bonheur. Et que c’était son aptitude à se rendre compte de ces instants qui rendait l’être humain plus heureux. »
Erwann Menthéour (extrait de « Re-naissance).
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« La vérité d’un homme, c’est d’abord ce qu’il cache… ».
Malraux.
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Lundi 30 juillet 2007 1 30 /07 /Juil /2007 17:49

Chine-1.jpg
"Tout le monde savait que c'était impossible à faire. 
Puis un jour quelqu'un est arrivé qui ne le savait pas, et il l'a fait."

Winston Churchill

Par Birdy - Publié dans : La pensée du jour...
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Lundi 30 juillet 2007 1 30 /07 /Juil /2007 17:39

Chine-9.jpg  

Pauvre, celui qui a peu de connaissance, pauvre, celui qui croit qu'il connait tout,
il est rassuré, il ne connait qu'une façon de faire, qu'une façon de travailler,
sa vie n'est que répétition, monotonie.

Riche, celui qui se dit pauvre constatant qu'il ne sait presque rien, il sait qu'il ne
connaîtra jamais tout, il est de temps en temps angoissé d'affronter l'inconnu,
il expérimente les multiples façons pour avancer, sa vie n'est que recherche,
diversité, surprises, rencontres, découvertes ...

Extrait blog CLM

Par Birdy - Publié dans : La pensée du jour...
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Lundi 30 juillet 2007 1 30 /07 /Juil /2007 17:19
Pens--es2.jpg
Par Birdy - Publié dans : La pensée du jour...
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Lundi 30 juillet 2007 1 30 /07 /Juil /2007 17:16
Pens--es1-copie-1.jpg  
Par Birdy - Publié dans : La pensée du jour...
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